
L'acier galvanisé.
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"LA GALVANISATION : ORIGINE DU TERME & TERMINOLOGIE
Le procédé de revêtement de l'acier par immersion
dans un bain de zinc fondu a été breveté par un ingénieur français, Stanislas
SOREL, en 1837.
L'utilisation, dans le brevet, des termes "effet galvanique ", "galvaniser
", est liée aux découvertes de GALVANI et VOLTA sur l'obtention d'électricité
par le contact de métaux différents et de DAVY qui observa que dans la pile
de VOLTA (zinc-cuivre) l'un des deux métaux était toujours préservé de l'oxydation
et proposa l'application de ce principe "pour la conservation du fer " par
le zinc.
Dans les années qui suivirent (1837-1842), SOREL déposa des additifs à son
brevet d'origine couvrant ce qui est maintenant appelé la cémentation au zinc
(shérardisation), le zingage électrolytique et la peinture au zinc.
Le mot galvanisation n'était pas issu du procédé de revêtement mais s'adressait
à l'une des propriétés du zinc par rapport à l'acier : "l'effet galvanique".
On trouvera ci-dessous les définitions extraites de la norme NF A 91-010 qui
précise la terminologie à respecter quand on parle des revêtements et traitements
de surface où le zinc intervient.
Zingage : terme général désignant tout procédé de formation d'un revêtement
métallique de zinc sur une surface.
Le langage courant utilise une terminologie spéciale suivant le procédé de
zingage :
Zingage par matoplastie : recouvrement par écrasement de particules de zinc
à l'aide d'un moyen d'impact (billes de verre) au sein d'un milieu chimique.
Zingage électrolytique : déposition électrolytique de zinc. Les produits ainsi
revêtus sont appelés produits électrozingués (1).
Shérardisation : nom donné à un procédé thermochimique de diffusion superficielle
de zinc dans l'acier (2).
Galvanisation à chaud : recouvrement par immersion dans un bain de zinc fondu.
Les produits ainsi revêtus sont appelés produits galvanisés (1).
Zingage par projection à chaud : recouvrement par projection de zinc fondu
au pistolet. Les produits ainsi revêtus sont appelés métallisés au zinc (1).
Remarque quant aux peintures : l'application de peintures contenant de la poudre ou poussière de zinc est exclue des dénominations de zingage, galvanisation, projection à chaud. Pour désigner ces couches de peinture, l'emploi des termes "peinture métallique au zinc " ou "peinture métallique riche en zinc " évite toute ambiguïté.
LA GALVANISATION APRES FABRICATION - CARACTERISTIQUES DU REVETEMENT
Lorsqu'on immerge un élément en acier dans le zinc liquide puis qu'on le
retire du bain, il n'y a pas simplement entraînement de zinc qui viendrait
se solidifier à la surface de l'acier, mais réaction métallurgique de diffusion
entre le zinc et le ter et formation de couches d'alliages fer-zinc.
Cette formation de couches de composés intermétalliques fer-zinc se produit
pendant l'immersion dans le bain de zinc. Quand on retire la pièce du bain,
il y a entraînement de zinc qui se solidifie à la surface des composés fer-zinc.
La totalité du revêtement est ainsi métallurgiquement liée à l'acier de base.
La micrographie ci-contre montre la structure caractéristique d'un revêtement
de galvanisation.
Les différentes couches sont désignées par les lettres grecques utilisées
dans le diagramme fer-zinc.
Dans le cas de tube en acier galvanisé l'épaisseur est fixée à un minimum
de 56 mm, pour une épaisseur surfacique minimale
de de 400 g.m-2 d'après la norme NF A-49700.
La dureté des composés fer-zinc apporte une résistance au frottement et à
l'abrasion très intéressante et spécifique de la galvanisation à chaud.
Le traitement de galvanisation est opéré habituellement à une température
comprise entre 445 et 455°C.
Les épaisseurs de revêtements obtenues, leur structure et leur aspect vont
dépendre principalement de la composition de l'acier.
On constate deux types de comportement suivant la réactivité de l'acier.
l) Aciers peu réactifs :
Sur ces aciers, après formation assez rapide des couches d'alliages fer-zinc
décrites ci-dessus, la vitesse de réaction décroît avec le temps et l'épaisseur
de revêtement n'augmente plus même si l'on prolonge le temps d'immersion.
Les minima obtenus et garantis par la norme suivant l'épaisseur de l'acier,
correspondent à cette catégorie d'acier.
2) Aciers réactifs :
Sur ces aciers, la vitesse de formation des couches d'alliages ne décroît
pas avec le temps d'immersion. On peut donc obtenir des épaisseurs de revêtement
notablement supérieures à celles de la norme.
Ces revêtements sont constitués en majeure partie par des composés fer-zinc
qui peuvent apparaître en surface et sont de couleur grise.
Les composés fer-zinc ayant une tenue à la corrosion atmosphérique identique
à celle du zinc, le problème posé lorsqu'ils apparaissent en surface du revêtement
est uniquement d'ordre esthétique.
Il faut cependant prendre plus de précautions lors du transport, de la mise
en place des pièces, ce type de revêtement étant plus sensible aux chocs violents.
La présence de silicium et de phosphore au-delà de certaines teneurs dans
l'acier est à l'origine de cette réactivité accrue.
Si l'uniformité de l'aspect est impérative pour l'application envisagée, il
est recommandé d'utiliser des aciers conformes à la norme NF A 35-503 " Aciers
pour galvanisation par immersion à chaud".
Un essai de galvanisation sur quelques échantillons représentatifs d'un
acier dont on ne connaît pas la composition donnera des indications significatives
sur sa réactivité dans le zinc et sur l'aspect des revêtements obtenus.
TECHNIQUE DU PROCÉDÉ - PREPARATION DE SURFACE :
La galvanisation à chaud après fabrication comporte, avant immersion dans
le bain de zinc fondu, plusieurs opérations de préparation de surface parfaitement
définies.
Les cuves dans lesquelles sont effectuées ces opérations sont toutes de dimensions
égales à celles du bain de zinc et permettent une immersion complète des pièces.
Les pièces sont accrochées à des palonniers ou à des montages, puis transportées
de bain en bain au moyen de palans disposés sur pont roulant ou monorail,
puis décrochées et contrôlées.
La surface des pièces doit être soigneusement préparée de manière à permettre
la réaction entre le zinc liquide et l'acier.
Cette préparation comporte habituellement trois opérations :