Acier des canalisations
Aéro-réfrigérant
Agressivité
Aquaticien
Bactériostatique
Bâtiment : conception ; réalisation ; maintenance
Biofilm
Bouclage
BTS F2E
Capacité thermique
Cavitation
Coalescence
Colloïdes
Concentrations
Conductivité thermique
Corrosivité & Agressivité
DAP
Désinfectée
Désinfectante
Dilatabilité
DTU 60.1
DTU 65.11
Eaux immobilières
ECBT
ECHT
ECS
EDCH
Eau Glacée
Enthalpie
Legionella
Mole - Molaire - Masse molaire
Nombre adimensionnel
Normal-Litre
Organoleptiques
pK & Cº
Pression de vapeur
Retour d'eau
Revaporisation
Routage
Saponification
Stérile
Tension superficielle
Thermodynamique
Thermosiphon
TPN
Timbre de chaudière
Turbinage
Unité SI
Vapeur suchauffée / Eau surchauffée
Viscosite

Glossaire. Ensemble des définitions des termes spécifiques à une activité.
Aquaticien

Néologisme (terme inconnu à l'Académie) qui pourrait désigner le technicien, l'ingénieur,... qui a pour charge de conduire l'eau en respectant les contraintes techniques et les contraintes de préservation de sa qualité.

Le terme permettrai de rompre avec l'appellation de plombier qui est aujourd'hui totalement impropre (le plomb devrait avoir complètement disparu des réseaux d'ici une vingtaine d'années) et résonne comme qualiticien (technicien chargé de la qualité).

Reste que le terme devra faire son chemin !

DAP

Disconnexion

Retour d'eau

Voir la page qui y est consacré.

DAP : Dispositif Anti-Pollution.
Ce sont des équipements qui empêchent tout retour d'eau de l'aval d'un réseau vers l'amont.
Ils doivent être choisis après une analyse des risques liés à ces retours.

Disconnection : un DAP assure la disconnection entre un circuit amont et un circuit aval.
Le retour d'eau se produit lorsque le sens normal de circulation du fluide est inversé dans le circuit de distribution. Ce retour peut transporter de l'eau polluée et ainsi contaminer l'eau du réseau.
Bâtiment : conception ; réalisation ; maintenance

Comme tout objet manufacturé on peut distinguer 3 phases dans la vie d'un produit :

- la conception : cette phase permet de définir les exigences aux quelles devront répondre l'ouvrage (débits à assurer, diamètre des canalisations, matériaux utilisés,...) ;

- la réalisation : à partir des documents élaborés pendant la phase de conception l'installation est montée ; cette phase inclus celle de mise en service qui est très importante dans certains cas ;

- la maintenance : afin que l'installation continue pendant plusieurs années (une trentaine d'années) à répondre aux besoins quantitatifs et qualitatifs il est nécessaire de réaliser des opérations qui peuvent aller d'une simple purge de réseau au remplacement d'un équipement défaillant.

Bouclage

Le bouclage dans une installation de production et de distribution de l'eau chaude sanitaire permet de répondre à deux problèmes :

  • celui de la stagnation de l'eau entre les puisages ;
  • celui lié au précédent : le refroidissement de l'eau qui contraint l'utilisateur à attendre "un certain temps" avant d'avoir de l'eau chaude à son poste utilisateur.

Pour répondre au second point il existe une autre solution que le bouclage qui consiste à entourer la canalisation de distribution d'un "ruban" chauffant mais cela ne répond pas au problème de la stagnation de l'eau.

Le bouclage consiste à réaliser un réseau supplémentaire qui reprend l'eau au plus proche du poste utilisateur et l'achemine vers : soit la production soit vers un "réchauffeur de boucle" (échangeur dimensionné pour compenser les pertes thermiques du réseau de distribution).

Biofilm (slime ; fouling)

Un biofilm est composé d'organismes microscopiques qui sont accrochés aux parois des réservoirs, canalisations,surfaces d'échange thermique, ...

Ceux-ci sont contenus par le résiduel de chlore dans le cas des EdCH, mais, en cas de choc, vibrations, changement brusque de régime hydraulique (augmentation brutale du débit), coup de bélier,… le détachement du biofilm peut être la source d'une dispersion de ces microorganismes qui peuvent ponctuellement être en quantité telle que le résiduel est insuffisant pour les éliminer dans les proportions nécessaires de la désinfection.

"Un biofilm est défini comme une communauté microbienne immobilisée sur une surface et souvent enfouie dans une matrice fibreuse de polymères extra-cellulaires".

D'après Fabrice Bourion ASEPT (http://www.asept.asso.fr).

Document en téléchargement en ZIP : Qu'est-ce qu'un biofilm ?

Eaux immobilières

Elles se définissent comme celles utilisées dans les installations immobilières et "s'opposent" aux eaux naturelles et à leurs traitement de potabilisation et aux eaux résiduaires (eaux usées) retraitées avant leur rejet dans la nature.

Ceci n'empêche pas d'envisager soit des compléments d'amélioration de certains paramètres ou les pré-traitements avant rejet dans les réseaux résiduaires.

Vapeur suchauffée/Eau surchauffée Une vapeur surchauffée est une vapeur qui n'est en présence d'aucune goutte de liquide.
Dans le cas des générateurs de vapeur ceci s'obtient par passage de la vapeur issue de la chaudière (vapeur saturée) dans un échangeur placé dans le circuit des fumées. Ceci conduit à une élévation(*) de sa température par rapport à son point de condensation à pression constante.
L'intérêt de la vapeur surchauffée est l'absence de gouttelettes d'eau : pas de condensation dans les conduites, limitation de l'érosion et pas de risque de casse sur les ailettes des turbines lorsqu'elle utilisée en production d'énergie motrice.
Le terme de vapeur est usuellement réservé à la vapeur saturée : c'est à dire en présence de liquide.

(*) : on peut aussi obtenir une vapeur surchauffée par détente sans travail (à enthalpie constante : c'est le cas des détendeurs) d'une vapeur saturée : la vapeur surchauffée obtenue aura une température inférieure à la température de la vapeur saturée avant détente.

L'eau surchauffée : ce terme est parfois utilisée pour désigner une eau à température supérieure à 100ºC (l'eau est "surchauffée" par rapport à sa température d'ébullition à la pression atmosphérique). Voir eau chaude haute température.
Corrosivité & Agressivité

On dit d'une eau qu'elle est corrosive quand elle est à même de s'attaquer à des métaux et leurs alliages (cuivre, acier, ...).

On ne confondra pas cette notion avec celle d'agressivité qui caractérise l'aptitude d'une eau à dissoudre des dépôts de sels et plus particulièrement les carbonates de calcium ou de magnésium. Voir pages Corrosion et Equilibre Calco-carbonique.

Cavitation C'est un phénomène lié à des vitesses locales excessives qui conduisent à une chute de pression.
Si la pression chute trop on peut localement passer en dessous de la pression de vapeur : des bulles de vapeur se forment brusquement et se condensent dés que la pression est remontée (suite à une chute de la vitesse) : cette alternance conduit à la formation d'ondes de choc qui peuvent dégrader le matériau environnant et à des bruits (des "gadins" dans une bétonnière).
Coalescence C'est un phénomène lié au fait que pour avoir "condensation" : c'est à dire "rassemblement" d'une phase (formation de gouttes d'eau dans l'atmposphère ou formation d'une bulle de gaz dans un liquide), rien ne vaut la présence d'un élément solide (germe), qui possède donc une surface.
Observons un verre de boisson gazéifiée (avec un C ou 2) : les bulles de gaz se forment (après un régime transitoire), sur la surface du verre.
Plongeons un bras (ou un corps, poilu dans les 2 cas), dans une bassine ou une baignoire emplie d'eau : si on reste calme, au bout d'un temps certain on peut observer la formation de bulles attachées à la surface de la peau et plus particulièrement des poils. Essayons ! Ca marche.
BTS F2E

Voir sur la page du centre de ressources national en STI-ETE-F2E hébergé sur le site du rectorat de Créteil.

Comme on peut s'en douter il existe en France (métropolitaine et DOM-TOM), de nombreux lycées qui assurent ces formations.
En ce qui me concerne j'enseigne au Lycée Perret à Alfortville 94 (déménagement récent) et ce en Option A (3,5 sections en France...).
Ne pas hésiter à me contacter si vous êtes intéressé par ces filières : je peux fournir quelques... tuyaux !
DTU 65.11 Le DTU 65.11 est un Document Technique Unifié, publié par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB.)
Les DTU sont des documents qui précisent les règles de l'Art en ce qui concerne la construction des bâtiments. Ils ont valeur de Norme Française.
Le DTU 65.11 précise les caractéristiques aux quelles doivent répondre les installations de chauffage à eau chaude (q<110ºC) ou celles à vapeur (pression inférieure à 0,5 bar) pour ce qui est des dispositifs de sécurité : type et caractéristiques des vases d'expansion (pour absorber la dilatation de l'eau pendant la phase de chauffage), dispositifs de sécurité pour éviter des surpressions dangereuses dans les installations (soupapes de sécurité).
DTU 60.1 Le DTU 60.1 est un Document Technique Unifié, publié par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB.)
Les DTU sont des documents qui précisent les règles de l'Art en ce qui concerne la construction des bâtiments. Ils ont valeur de Norme Française.
Le DTU 60.1 précise les caractéristiques aux quelles doivent répondre les installations de plomberie tant en ce qui concerne la mise en oeuvre des équipements sanitaires que celle des réseaux.
L'additif 4 qui ne concerne plus maintenant que les réseaux en acier galvanisé précise les conditions qui font d'une eau qu'elle peut être corrosive vis à vis de l'acier.
TPN

TPN du physicien.
Température et Pressions Normales ou conditions normales :
T=273,15 K et p=101325 Pa (760 mm de mercure à 0ºC) - g=9,80655 m.s-2.

Conditions standards : 15ºC (soit 298 K) ou pour les chimistes 25ºC et p=10125 Pa.

Conditions normales du climaticien : Air à 20ºC, de masse volumique r=1,20 kg.m-3 sous une pression de 101325 Pa.

Conditions normales en pneumatique : Air Normal de Référence (ANR). 20ºC ; 101325 Pa et humidité relative de 65%.

Les conditions normales varient donc d'une profession à une autre : c'est pour cette raison qu'il vaut mieux dire (cela va toujours mieux en le disant) quelles sont les références qui sont prises.

Normal litre N.l ou N.L : Normal litre (il existe un "Normal mètre cube").
C'est le volume occupé par un gaz remis dans les conditions de température et de pression normales, c'est à dire sous T=273,15 K et p=101325 Pa. On réalise le calcul en utilisant la loi des gaz parfaits : p1.V1.T2=p2.V2.T1 ; un volume de 2 mètre-cube de gaz comprimé sous 2 bars occupe à la même température, un volume 4 mètre-cube sous la pression de 1 bar. Une bouteille d'air comprimé de 50 L sous 200 bars donne une fois détendue un volume de 10 mètre-cube (à un chouïa près).
Néanmoins il est préférable d'utiliser la notation suivant :
15 métre-cube exprimés dans les conditions normales plutôt que 15 Normal mètre-cube - Normaux mètres-cube.
EDCH

Le terme "Eaux destinées à la consommation humaine" (EDCH) a remplacé le terme "Eau potable" dans les directives qui émanent de la Communauté Européenne et les textes Français qui en découlent et en particulier le décret 89-3 & modificatifs (dernier en date : 95-363).

Les EDCH sont, entre autres, toutes les eaux qui peuvent être consommées ou être utilisées dans la fabrication des denrées alimentaires à l'exclusion des eaux minérales.

En d'autres termes cela concerne donc l'eau froide et l'eau chaude sanitaire distribuées dans l'habitat, l'hôtellerie, les bureaux, les cuisines,...

Les contraintes réglementaires du décret.

Le décret 89-3 comporte l'exigence de qualité pour les EDCH "au lieu de leur mise à disposition de l'utilisateur". (article 2)

Cette qualité était exprimée en termes de limites pour sept famille de paramètres : paramètres organoleptiques, physico-chimiques, microbiologiques, etc...

Les installations intérieures aux bâtiments n'étaient pas explicitement désignées et l'exigence de qualité se traduisait en terme d'obligation de résultats sans définition des moyens à mettre en oeuvre.

Le décret 95-363, dont l'application est obligatoire sur tout le territoire Français depuis avril 1995, a modifié le décret 89-3 en introduisant une Section 5 : "Dispositions concernant les règles d'hygiène applicables aux installations de distribution d'eaux destinées à la consommation humaine".

Cette section englobe clairement dans son domaine d'application, les installations intérieures aux bâtiments desservis par les réseaux publics de distribution.

Celles-ci sont ainsi définies : elles comprennent "les réseaux de canalisation, les réservoirs et les équipements raccordés, de manière permanente ou temporaire, y compris les installations de production et de distribution d'eaux chaudes sanitaires."

De plus il se substitue pour partie aux articles du Règlement Sanitaire qui concernaient les eaux destinées à la consommation humaine (Titre premier) par une définition de "Règles générales d'hygiène applicables à toutes les installations de distribution".

Enthalpie L'enthalpie est une grandeur physique (issue de la thermodynamique) que l'on peut définir comme la quantité d'énergie échangée sous forme de chaleur lorsqu'un système évolue à pression constante.
Elle est très utilisée en thermique du bâtiment car la plupart des transformations se déroulent à pression quasiment constante. C'est le cas par exemple de la condensation (ou vaporisation), de la vapeur d'eau dans un échangeur, sur une paroi,... c'est le cas aussi des tranformations subies par l'air dans les centrales de conditionnement d'air, de la combustion dans une chaudière,...
Lors d'un changement d'état à pression constante (évaporation libre d'une eau par exemple), la quantité d'énergie sous forme de chaleur, est exprimée par la différence d'enthalpie du liquide et du gaz que l'on appelle couramment enthalpie de changement d'état.
pK

On définit le pK d'une réaction d'équilibre chimique par : pK=-log(K).

Cette définition est identique à celle du pH et permet du fait du log (logarithme décimal) d'exprimer avec des nombres plus faciles à manier des valeurs numériques très faibles.

Exemple : la constante d'équilibre de l'eau est : Ke=10-14 à 25ºC soit
pKe=-log(10-14)=log(1014)=14

Legionella Pneumophila

C'est une bactérie qui peut provoquer de graves maladies pulmonaires et qui se dissémine par les aérosols d'eaux pulvérisées.

Se reporter à la page qui y est consacrée.

Timbre de chaudière Le timbre d'une chaudière vapeur est une plaque apposée par le service des Mines qui garantie la possibilité d'utiliser la chaudière jusqu'à la pression gravée sur cette plaque.
Y figurent aussi les poinçons des vérificateurs (d'un service de contrôle), et les dates de ces contrôles et ré-épreuves (mise en pression hydraulique à froid et vérification du maintien de cette pression).
Plus usuellement le timbre de la chaudière est la pression maximale à laquelle la chaudière peut fonctionner : des soupapes de sécurité (2 au minimum en vapeur haute pression : p>0,5 bar), veillent à ce que cette pression ne soit jamais dépassée.
Se reporter au décret d'Avril 1926 modifié.
Viscosité

On distingue la viscosité dynamique et la viscosité cinématique.
La viscosité dynamique exprime la proportionnalité entre la force qu'il faut exercer sur une plaque lorsqu'elle est plongée dans un courant et la variation de vitesse des veines de fluide entre les 2 faces de la plaque.
La viscosité cinématique est une grandeur "artificielle" qui a pour vocation de préciser le type d'écoulement (laminaire ou turbulent) dans les calculs de perte de pression lorsqu'un fluide circule dans une conduite.
Alors que la viscosité dynamique de l'eau est plus élevée que celle de l'air, sa viscosité cinématique est plus faible.

Conductivité thermique La conductivité thermique exprime la quantité d'énergie sous forme de chaleur (en terme de flux donc de puissance exprimée en Watt), que peut transmettre une épaisseur de matériau (solide ou fluide au repos) soumis une différence de température.
Un corps isolant a une faible conductivité (laine de verre, de roche, mousse de polyuréthane,... : conductivité de l'ordre de 0,04W.m-1.K-1), un matériau conducteur a une forte conductivité (tous les métaux ; cuivre : de l'ordre de 240W.m-1.K-1).
Désinfectée Une eau sera considérée comme désinfectée si elle a subit une opération de désinfection… dont le "résultat momentané permet d'inactiver et/ou de réduire de 5 puissances de 10 la concentration de microorganismes indicateurs pendant un temps donné".

Ceci revient à dire qu'une eau sera désinfectée si l'opération se traduit donc par diviser par 100 000 le nombre de microorganismes et ce quelque soit la concentration de départ.

Désinfectante : Ce terme s'applique en particulier aux eaux de piscine (elles doivent "être désinfectées et désinfectantes"). L'eau doit non seulement avoir été désinfectée mais doit de plus contenir un résiduel de désinfectant suffisant pour détruire dans un rapport de 5 puissances de dix un apport bactériologique.

Stérile : Se dit d'une série d'objets qui a subit une "opération au résultat stable (nécessité d'un emballage étanche aux microorganismes) permettant d'inactiver et/ou détruire tout microorganisme avec une tolérance de non stérilité de 10-6, c'est à dire que, si l'on prend 106 objets ou unité strérilisée il faut qu'il y ait au maximum un seul objet ou unité qui donne naissance à un microorganisme revivifiable".

Les conditions de désinfection et de stérilisation sont nettement différentes.

Exemple : action de la température.

Stérilisation

Désinfection

Chaleur sèche

160ºC

120 min

>80ºC

1 min

180ºC

60min

Chaleur humide

121ºC

20min

134ºC

5min

Bactériostatique Se dit d'une substance qui permet de contenir une croissance bactérienne (contenir : au sens d'empêcher le développement).

Nombre adimensionnel Un nombre adimensionnel est un groupement de grandeurs physiques (sous forme de produit ou de fraction), qui permet de simplifier et de caractériser l'étude des écoulements ou des transferts énergétiques.
Comme leur nom l'indique ils n'ont pas d'unité.
Le plus connu en mécanique des fluides est le nombre de Reynolds qui permet de caractériser le type d'écoulement dans un conduit de diamètre donné : régime laminaire (Re<2000 : cas du fuel dans une canalisation qui alimente une chaudière ou du sang dans un capillaire... ), ou régime turbulent (cas de l'eau, de l'air pour les conduits habituellement utilisés dans le bâtiment).
Le nombre de Prandtl permet de caractériser les échanges thermiques par convection (par déplacement de fluide).
Dilatabilité La dilatabilité exprime la variation de volume que subit un matériau sous l'influence de la température.
Comme on pourra le constater pour l'eau cette grandeur peut être négative ou positive et ce suivant la température.
De façon générale les matériaux se dilatent lorque la température s'élève : l'agitation moléculaire augmente, les distances entre molécules augmentent. Dans le cas de l'eau les liaisons hydrogène (dont le nombre est très élevé à température inférieure à 4ºC) confèrent aux molécules un arrangement peu compact ; au fur et à mesure de l'élévation de température, ces liaisons sont rompues, les molécules peuvent mieux s'imbriquer : la densité de l'eau augmente. Au dessus de 4ºC, l'eau reprend un comportement normal.

Compressibilité : on dit souvent que l'eau est un fluide incompressible. Ce n'est pas tout à fait exact : sa compressibilité est suffisante pour que le niveau des océans soit de 40 m plus bas que si l'eau était réellement incompressible... (oui : 40 mètres !)
Aéro-réfrigérant Un aéro-réfrigérant est un échangeur thermique qui a pour vocation d'utiliser l'air extérieur pour refroidir un fluide.
En industrie et dans le bâtiment on utilise des aéro-réfrigérants "secs" : semblables dans leur principe aux radiateurs d'automobile, ou "humides". Ces derniers utilisent de l'eau qui s'évapore et qui par conséquent produit un refroidissement (dans certaines limites d'humidité et de température). Voir la page qui y est consacrée.
Unité SI Les unités reconnues sont celles du Système International : SI. Les unités de base sont au nombre de sept : le mètre (m), le kilogramme (kg), la seconde (s), l'ampère (A), le kelvin (K), la mole (mol), le candela (intensité lumineuse : cd) ; il comporte aussi deux unités supplémentaires le radian (rd), unité de mesure des angles plans et le stéradian (sr), pour la mesure des portions d'espace.
L'unité SI de pression est le pascal (Pa) et un multiple du pascal est le bar (=10 5 Pa).
On pourra se reporter à une excellente page de définitions, écritures, ... des unités du Système international sur ce site québécois.
Organoleptiques : qui font référence aux sens : goût, odeur, couleur. Les paramètres référencés dans la réglementation sur les eaux destinées à la consommation humaine (annexe I-1 du décret 89.3 modifié) sont :
  • la couleur : liée à la présence de matières minérales ou organiques ;
  • la turbidité : caractérise la capacité de l'eau à diffuser la lumière du fait de la présence de matières colloïdales ;
  • l'odeur et la saveur : liées souvent à la présence de matières organiques volatiles.
Colloïdes Les colloïdes ou matières colloïdales sont des particules de très faibles dimensions pour lesquelles la gravité terrestre est insuffisante pour les faire décanter naturellement (dans un temps respectable) car elle est mise en concurrence avec des forces d'origine électrostatique du fait de la présence de charges électriques à la surface de ces particules.
Les colloïdes issus de l'abrasion naturelle des parois rencontrées par l'eau dans son cycle sont généralement chargés négativement.
Ainsi on utilisera pour les agglomérer (coagulation) des sels contenant des cations porteurs de forte charge (sels d'aluminium par exemple).

DECANTATION NATURELLE DES PARTICULES

Diamètre de particule en mm

Type de particule

Temps de décantation

Surface spécifique en m2.m-3

10

Gravier

1 s

6.102

1

Sable

10 s

6.103

10-1

Sable fin

2 min

6.104

10-2

Argile

2 h

6.105

10-3

Bactérie

8 d

6.106

10-4

Colloïde

2 a

6.107

10-5

Colloïde

20 a

6.108

10-6

Colloïde

200 a

6.109

Tension superficielle La matière molle...
Pression de vapeur Si dans une enceinte vide (à température ambiante par exemple), on injecte de l'eau celle-ci va se vaporiser. Au fur et à mesure que la masse d'eau injectée augmente, la pression va monter jusqu'à une limite appelée pression de vapeur saturante (autrefois appelée tension de vapeur).
Ensuite tout volume d'eau introduit reste à l'état liquide. Si on augmente la température de l'enceinte le volume d'eau liquide diminue pour atteindre (s'il y a au départ suffisamment de liquide) une nouvelle pression.
On a donc correspondance entre la pression d'une vapeur en présence de liquide et la température.
La vapeur qui coexiste avec le liquide est appelée vapeur saturée. Si il n'y a plus de liquide en présence de la vapeur, celle-ci est communément appelée vapeur surchauffée (en fait on pourrait - devrait utiliser le terme de gaz ; une vapeur très surchauffée peut être considérée comme un gaz parfait).
En chauffage vapeur on préfèrera utiliser de la vapeur saturée, en cycle moteur (entraînement de turbine), il sera au contraire impératif d'utiliser une vapeur surchauffée pour éviter toute casse liée à la présence de gouttes de liquide.
Capacité thermique La capacité thermique (encore appelée capacité calorifique ou chaleur massique), est la quantité d'énergie qu'il faut apporter sous forme thermique pour élever la température d'une masse de matériau de 1ºC (ou 1 kelvin).
Elle s'exprime en J.kg.K-1 ou kJ.kg.K-1. Elle se confond avec la capacité thermiqueà pression constante :cp pour les liquides et les solides.
ECBT Eau chaude basse température : la température de ces eaux est limitée à 110ºC (c'est une limite légale). C'est généralement le cas de l'eau de chauffage par radiateurs, convecteurs (régime de température : 90/70ºC ou 80/60ºC).
On parle aussi d'eau chaude très basse température (ECTBT : température limitée aux environs de 50ºC) pour l'eau utilisée en planchers chauffants (bien que la limite de température de ce type d'émetteurs soit une température de surface de plancher et non une température de l'élément chauffant) ou utilisée en alimentation de radiateurs ou convecteurs utilisés dans les crèches, maternelles, établissements de santé,...
ECHT Eau chaude haute température : la température de ces eaux est supérieure à 110ºC (c'est une limite légale). Elle est utilisée dans les réseaux de chauffage urbain : préprée en chaufferie centrale elle est distribuée par un réseau de canalisations qui peut faire plusieurs kilomètres jusqu'à des sous-stations qui par l'intermédiaire d'échangeurs transmettent sa puissance thermique à un réseau "client" à eau chaude basse température.
Elle est parfois appelée eau surchauffée.
Eau Glacée

C'est l'eau utilisée pour les nécessités de climatisation de confort ou industrielle. Elle peut aussi permettre de refroidir des équipement de production de l'industrie agro-alimentaire (industrie laitière par exemple).
Cette eau est produite par un groupe frigorifique ; les températures usuelles sont de 4ºC pour le départ et 11ºC pour le retour.

Elle peut être additionnée d'antigel et dans ce cas des précautions sur le choix de l'additif ou sur les dispositions constructives devront être nécessaires pour le cas de son utilisation dans l'industrie agro-alimentaire.

ECS Eau chaude sanitaire : c'est l'eau utilisée pour les nécessités de toilette. Cette eau pouvant être utilisée aussi pour la préparation des aliments elle est considérée comme étant une eau destinée à la consommation humaine.
Acier des canalisations Les aciers utilisés pour la fabrication des canalisations des réseaux des bâtiments et de l'industrie sont :
  • l'acier "noir" : c'est un acier doux dont la fabrication à chaud lui confère une oxydation superficielle. Cette couche superficielle formée d'oxydes de fer de couleur noire lui a donné son nom commun dans la profession.
    Cette couche de calamine peu adhérente au métal sous-jacent se détache dès les premières mises en service.
    En fonction des températures et pressions différentes qualités sont disponibles. Les normes qui caractérisent ces tubes sont de la série NF A-49xxx.
    Ces tubes sont utilisé en circuit de refroidissement, en chauffage à eau chaude (basse ou haute température), en distribution de vapeur, d'acétylène,...
  • l'acier galvanisé est employé dans la conduite des eaux destinées à la consommation humaine (eau froide et eau chaude sanitaire) dans les installations où le cuivre n'est plus intéressant du fait des gros diamètres nécessités, en transport d'eau technique froide, en distribution d'air comprimé,...
  • l'acier inoxydable (les aciers inoxydables) : ils sont utilisés dés que le fluide transporté ne doit subir strictement aucune altération ou que l'on ne peut tolérer aucun risque de corrosion. Il est utilisé en agroalimentaire, industrie pharmaceutique et cosmétologique, en industrie chimique. Il existe une multitude de classes d'aciers inoxydables qui comme leur nom ne l'indique pas ne sont pas tous incorrodables : le choix de l'acier est fonction du liquide transporté.
Saponification Un corps gras mis en contact d'une base (soude par exemple), conduit à la production de savon : la réaction s'appelle saponification.
Ceci peut se produire en chaudière vapeur si les condensats sont pollués par des huiles.
Revaporisation Prenons le cas d'une chaudière vapeur qui contient de l'eau (et de la vapeur au dessus du plan d'eau) sous 210ºC - 19 bars (absolus).
Si l'on soutire de l'eau celle-ci va se trouver à la pression atmosphérique, or à p=patm la température peut être au maximum de 100ºC : une partie de l'eau va se vaporiser pour atteindre cette température : c'est la revaporisation.
Thermodynamique et Thermique

La thermodynamique est une branche des sciences physiques qui étudie les manifestations de l'énergie. Elle repose sur 4 principes :

  • Principe Zéro (1931) : Il existe une grandeur appelée température telle que deux systèmes sont dits en équilibre thermique si leurs températures respectives sont identiques.
  • Premier principe (1845) : Il existe une grandeur appelée énergie telle que l'énergie d'un système isolé reste constante.
  • Second principe (1850-52) : Il existe une grandeur appelée entropie telle que l'entropie d'un système isolé ne peut que croître.
  • Troisième principe (1906) : L'entropie d'un système est nulle à la température de zéro kelvin.

La thermodynamique permet à partir de ces 4 principes d'établir des lois qui régissent de nombreux phénomènes :

  • rendement maximal d'un moteur à combustion ;
  • efficacité maximale d'une machine frigorifique ;
  • sens d'évolution naturelle des réactions chimiques ;
  • comportement du rayonnement d'un corps à température différente de 0 kelvin ;
  • ...

Elle a pu lier le comportement du monde microscopique (atomes et molécules) au comportement du monde macroscopique : notre monde.
En particulier la notion de température a pu être reliée à la fin du XIXème siècle à la vitesse de déplacement des molécules de gaz.

La thermodynamique permet de fournir des explications et des lois qui gèrent, entre autres, le comportement thermique des corps. Exemple : quelle est la puissance thermique émise par un corps parfait (appelé corps noir), à une température donnée ?
La thermique, quant à elle, s'intéresse aux modes d'échange (ou de transfert) de l'énergie sous sa forme thermique.

Mole - Molaire - Masse molaire

La mole est un nombre "d'objets". Ce nombre est défini par : 1 mole = 6,02.1023 "objets" (dit nombre d'Avogadro).

Les "objets" sont généralement des "particules" : atomes ou molécules.

Cette définition n'est pas le fruit du hasard : Avogadro a, au XIXème siècle, montré que le volume occupé par une mole de gaz était toujours le même (à pression et température données).
Ce volume est de 22,41 L à 0ºC et sous une pression de 101 325 Pa.

Concentrations.

Une page spécifique sur les différentes unités utilisées pour la mesures des concentration.
mg.L-1 : exprimé souvent en ppm (partie par million)

mg.L-1 : 1 milliardième de gramme par litre ou encore 1 gramme par mètre-cube.

Agressivité - Eau agressive Une eau agressive est une eau qui aura tendance à dissoudre le carbonate de calcium. Voir la page sur l'entartrage.
Thermosiphon Thermosiphon.
Du fait de la variation de masse volumique de l'eau en fonction de la température (ceci est vrai pour tous les corps fluides : "l'air chaud monte"…), les installations anciennes fonctionnaient sans pompe : on obtenait une circulation naturelle de l'eau dans l'installation du fait de la différence de masse volumique de l'eau chaude et de l'eau refroidie. Ceci conduisait à avoir : - des diamètres de tuyauterie importants, - des températures de l'eau élevées au départ de chaudière (couramment 90ºC), - de ne pas calorifuger les canalisations de retour (afin d'améliorer le "tirage"), - de ne pas pouvoir réaliser des réglages des apports, - … Ce phénomène de thermosiphon n'est plus utilisé dans les installations de chauffage mais peut se retrouver ponctuellement pour réaliser le réchauffage d'un réservoir d'ECS ou comme phénomène parasite dans les circuits.
Turbinage Ce terme désigne l'utilisation de la vapeur afin d'entraîner une turbine qui elle-même peut entraîner une génératrice d'énergie électrique.
Routage Le routage d'une canalisation (d'un conduit de façon plus générale) est la conception du passage de cette canalisation dans les locaux.
Certains locaux ne peuvent accepter de passage (poste de transformation par exemple), certains en acceptent dans certaines conditions (type de fluide véhiculé, type d'assemblage,...).
Dans le cas des EdCH on devra veiller à limiter le passage des canalisations d'eau froide dans des locaux surchauffés à moins de les isoler convenablement.
On pourra se reporter à la page : "Bonnes pratiques de conception".